J'ai reflechi a la remarque de Marie... En fait je me fiche de la biere. Je crois que je suis arrivee a saturation du changement d'habitudes: je veux des magasins comme chez moi, des cafes comme chez moi, de la bouffe comme chez moi... J'ai envie d'entendre parler francais, de voir autre chose que des pubs et du base ball a la tv (Arte !!!)
On peut parfaitement boire de la biere, du vin et des cocktails dans les restaurants; certains endroits s'intitulent pubs, et l'on peut boire perche sur un tabouret au bar, mais ce n'est pas ce que je cherche. J'ai sans doute le mal du pays.
Il y a surement des supermarches en peripherie ou l'on peut trouver de la biere... enfin j'espere pour les gens d'ici.
Dans mon hotel - pourtant de bon niveau, ni bar ni resto... rien que des distributeurs de boissons et de bonbons; on est dans un monde de machines; et si les serveurs (en short, ont l'air de boy-scouts) des restos sont si aimables, c'est pour gagner leur fric.
Dans la rue, les gens sont replies sur eux-memes, la plupart ecoutent leur mp3; et quand je veux demander mon chemin sans deranger un de ces melomanes, j'ai parfois du mal a trouver quelqu'un de disponible. Si Hopper avait connu le mp3, nous aurait surement fait un bon tableau.
jeudi 12 juin 2008
Baltimore
J'ai decide de renoncer aux Amish; n'y avait que deux solutions : le voyage en bus, en groupe, avec commentaires en langue locale, et visite guidee d'une ferme (bonjour l'authentique); ou louer une bagnole - hors budget et mon permis est a Ligny.
Alors j'ai pris le train pour Baltimore ( avec mon pass je vais partout), qui possede deux beaux musees.
Vue du train, Baltimore rivalise avec Charleroi : maisons ouvrieres toutes semblables, miserables, comme nos corons; gare sinistre, sans escalators (tres rare), avec une sculpture monumentale et ridicule a l'avant-plan.
Mais une bonne surprise m'attendait: le quartier du port est touristique, avec une promenade, de jolis bateaux, et des terrasses !!! (enfin, deux...); ces terrasses etant des restaurants, j'ai fait une folie et deguste le plat obligatoire du coin: le crab cake; un invraisemblable pate de crabe, gratine de parmesan, pose sur une salade de chou blanc; curieux mais comestible; le tout accompagne d'un petit vin blanc acceptable - mais la biere etait disponible egalement; on est dans le Maryland et plus en Pensylvannie - ceci explique peut-etre cela.
(il faut quand meme noter que j'ai traverse la ville du nord au sud sans rencontrer un seul magasin vendant des cannettes de biere)
C'etait un resto de qualite, avec un bon service (toujours aimables les serveurs, puisqu'ils sont au pourboire), et j'ai bien regrette de ne pas partager ce repas avec l'un - ou l'une - d'entre vous. J'ai attendu les plats en compagnie de Paul Auster, y a pire.
Le musee Walters etait une excellente surprise, si bien que je n'ai meme pas eu le temps de visiter le deuxieme musee prevu, qui - faut le dire - se niche dans la banlieue et necessite un bus.
Tres bonne journee - de la culture et un repas (presque ) d'adieu a l'Amerique.
Chere Magali, lectrice fidele: le texte de Sagan est parfait !
Alors j'ai pris le train pour Baltimore ( avec mon pass je vais partout), qui possede deux beaux musees.
Vue du train, Baltimore rivalise avec Charleroi : maisons ouvrieres toutes semblables, miserables, comme nos corons; gare sinistre, sans escalators (tres rare), avec une sculpture monumentale et ridicule a l'avant-plan.
Mais une bonne surprise m'attendait: le quartier du port est touristique, avec une promenade, de jolis bateaux, et des terrasses !!! (enfin, deux...); ces terrasses etant des restaurants, j'ai fait une folie et deguste le plat obligatoire du coin: le crab cake; un invraisemblable pate de crabe, gratine de parmesan, pose sur une salade de chou blanc; curieux mais comestible; le tout accompagne d'un petit vin blanc acceptable - mais la biere etait disponible egalement; on est dans le Maryland et plus en Pensylvannie - ceci explique peut-etre cela.
(il faut quand meme noter que j'ai traverse la ville du nord au sud sans rencontrer un seul magasin vendant des cannettes de biere)
C'etait un resto de qualite, avec un bon service (toujours aimables les serveurs, puisqu'ils sont au pourboire), et j'ai bien regrette de ne pas partager ce repas avec l'un - ou l'une - d'entre vous. J'ai attendu les plats en compagnie de Paul Auster, y a pire.
Le musee Walters etait une excellente surprise, si bien que je n'ai meme pas eu le temps de visiter le deuxieme musee prevu, qui - faut le dire - se niche dans la banlieue et necessite un bus.
Tres bonne journee - de la culture et un repas (presque ) d'adieu a l'Amerique.
Chere Magali, lectrice fidele: le texte de Sagan est parfait !
mercredi 11 juin 2008
Reception a l'institut des Fine Arts de Philadelphie
C'est un institut fonde par un copain de Ben (Franklin, le heros local), dans le but de promouvoir les beaux-arts... Toujours en activite, avec une partie musee possedant quelques bonnes toiles americaines. Je m'y rends - ca ne vous etonne pas - et je tombe en pleine reception (ils viennent d'acquerir une toile importante), mais on m'accueille gentiment, comme l'hurluberlue qui tombe du ciel, et puis quelqu'un qui s'interesse a Peale, Copley et les autres, ca ne court pas les rues.
Je me promene donc dans ce petit musee avec un verre a la main - un soft, bien sur, apres avoir refuse les innombrables sortes de chips. Pas l'ombre d'un mousseux ou d'un petit vin blanc dans cette reception. Magali suggere : un souvenir de la prohibition ? J'ai plutot tendance a imaginer une influence quaker, shaker (oui ca existe), amish ou autre... Ici c'est plein de cultes bizarres, serieux et anachroniques. Quel pays !
Je me promene donc dans ce petit musee avec un verre a la main - un soft, bien sur, apres avoir refuse les innombrables sortes de chips. Pas l'ombre d'un mousseux ou d'un petit vin blanc dans cette reception. Magali suggere : un souvenir de la prohibition ? J'ai plutot tendance a imaginer une influence quaker, shaker (oui ca existe), amish ou autre... Ici c'est plein de cultes bizarres, serieux et anachroniques. Quel pays !
Maureen et Barbara
Rencontrees a la cafet du musee de Brooklyn; mon age, et tres surprises de mon voyage - musees et solitude.
Maureen est irlandaise: il a fallu que je lui decrive l'Irlande dans tous les details. No comment.
Barbara est prof a la retraite; on a compare nos experiences... identiques ! No comment egalement.
Au musee "we the people", ai aussi echange quelques mots avec une prof qui accompagnait un groupe d'ados en visite; ecole privee elitiste, chere, pas de probleme de discipline...
Maureen est irlandaise: il a fallu que je lui decrive l'Irlande dans tous les details. No comment.
Barbara est prof a la retraite; on a compare nos experiences... identiques ! No comment egalement.
Au musee "we the people", ai aussi echange quelques mots avec une prof qui accompagnait un groupe d'ados en visite; ecole privee elitiste, chere, pas de probleme de discipline...
Bientot le retour
Et vous savez de quoi je reve ?
- de rues heritees du moyen age, qui tournent
- de PQ en 3 epaisseurs (ici, partout ridiculement fin)
- d'une vraie tartine de chez Huyghens
- de vaisselle en matiere qui casse
et bien sur d'une Jup en vente libre !
- de rues heritees du moyen age, qui tournent
- de PQ en 3 epaisseurs (ici, partout ridiculement fin)
- d'une vraie tartine de chez Huyghens
- de vaisselle en matiere qui casse
et bien sur d'une Jup en vente libre !
Lectures
Evidemment, j'ai emporte quelques livres dans mes bagages... D'abord un Tallis et un Akounine, tres divertissants ( ah! le style eblouissant d'Akounine !), et puis, gardes pour l'occasion, deux Paul Auster.
Une vision de New York et de l'Amerique bien au-dessus de ce qu'on voit dans la rue. Necessite de placer le debat plus haut...
L'Americain a un besoin visceral d'identite: c'est un lieu commun. Mais raconte par Auster, ca donne une interpellation universelle.
Me fait penser aux tableaux d'Edward Hopper - ou a ce film vu recemment "Into the wild" - oui on a tendance a oublier, en cotoyant cette Amerique quotidienne, que de grands esprits ont eu le genie d'exprimer le non-dit.
Une vision de New York et de l'Amerique bien au-dessus de ce qu'on voit dans la rue. Necessite de placer le debat plus haut...
L'Americain a un besoin visceral d'identite: c'est un lieu commun. Mais raconte par Auster, ca donne une interpellation universelle.
Me fait penser aux tableaux d'Edward Hopper - ou a ce film vu recemment "Into the wild" - oui on a tendance a oublier, en cotoyant cette Amerique quotidienne, que de grands esprits ont eu le genie d'exprimer le non-dit.
mardi 10 juin 2008
Le Philadelphia museum of Art
Revenons a Philly. Ce musee est, parait-il, le troisieme en importance des USA (j'ai vu les deux autres)
De toute facon, avec la Heat Wave, que faire d'autre, sinon courir la ou il y a l'airco.
Superbe musee, qui n'usurpe pas sa reputation. Question peinture, remarquable, rv au retour, dans l'autre blog. Question archeo, presentation geniale: reconstitution d'un temple hindou, d'un palais chinois, d'une maison de the japonaise, d'un cloitre francais (eh oui encore un), et les salles autour avec les objets. Si bien que ce n'est pas lassant mais tres parlant. Quant aux reconstitutions, meme principe qu'aux Cloisters, une partie est authentique et le reste reconstruit a l'identique. Ah ! Les Americains ! Ont les moyens, d'accord, mais quand meme, faut reconnaitre qu'ils ont de l'idee et du gout. Pourraient depenser leur fric a des betises, non ?
De toute facon, avec la Heat Wave, que faire d'autre, sinon courir la ou il y a l'airco.
Superbe musee, qui n'usurpe pas sa reputation. Question peinture, remarquable, rv au retour, dans l'autre blog. Question archeo, presentation geniale: reconstitution d'un temple hindou, d'un palais chinois, d'une maison de the japonaise, d'un cloitre francais (eh oui encore un), et les salles autour avec les objets. Si bien que ce n'est pas lassant mais tres parlant. Quant aux reconstitutions, meme principe qu'aux Cloisters, une partie est authentique et le reste reconstruit a l'identique. Ah ! Les Americains ! Ont les moyens, d'accord, mais quand meme, faut reconnaitre qu'ils ont de l'idee et du gout. Pourraient depenser leur fric a des betises, non ?
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