dimanche 8 juin 2008

Deux reves et un seul realise

Fallait bien qu'il y ait une deception dans l'affaire... Le Guggenheim a New York est ferme pour travaux. Si vous aviez vu ma tristesse quand j'ai decouvert les echafaudages ! Mais que faire ? Sinon accepter et ne pas pleurer. Je n'aurai pas de photo personnelle de ce batiment genial concu par un de mes architectes favoris, Frank Lloyd Wright. Je ne verrai pas la plus grande collection au monde des Kandinsky. Evidemment, tous les tableaux du Guggenheim, je les connais, mais les voir en vrai, dans cette architecture - qui reste d'avant-garde - c'est autre chose.
Dire que j'ai pospose ce projet de voyage aux USA parce que le Moma etait en refection, lui aussi, et j'ai attendu qu'il soit reouvert. Enfin, au moins, j'aurai vu le Moma. Pour le Guggenheim, je n'etais pas au courant, alors j'ai eu un choc.
Heureusement, pour me consoler, il y a eu la visite de la Fondation Barnes a Philadelphie, cet aprem. Une course d'obstacles, que j'ai gagnee haut la main. Pour ceux qui l'ignorent, Barnes etait un super collectionneur de peintres impressionnistes (surtout, mais pas seulement); il a exige par testament que sa collection soit exposee dans sa maison, et c'est un lieu genial, exceptionnel, avec toutes ces toiles (environ 1600) dans une maison particuliere ! Les visites n'ont lieu que le we, sur reservation, et j'ai achete mon billet (sur Internet) deux mois d'avance !!!! Bien sur la maison est situee bien loin dans une banlieue chic, 40 minutes de bus; puis un garde a l'entree, et si tu n'as pas ton ticket, tu ne passes pas. J'etais la seule pietonne (en bus on n'est qu'un homo populus), rien que des grosses voitures avec des bourgeois fringues a l'antique, et pas de Noirs. Mais la visite vaut le reve.
D'autant plus qu'il parait que finalement les collections vont etre deplacees en ville ( il y a meme un proces), et donc je suis une des dernieres a voir cette magnifique demeure - et le jardin !(j'ai pense a toi Magali)

jeudi 5 juin 2008

Coucou de New York

Oui je suis toujours la... En fait, les cafes Internet, il y en a, mais encore faut-il qu'ils soient dans mon programme ! A l'hotel, c'est une machine qui accepte les billets et ne rend pas la monnaie, et le temps passe, si on ne parvient pas a attraper Hotmail (mon cas), tant pis, l'argent est perdu.
Mon hotel est pres de Penn Station, tres pratique pour prendre le train, mais quartier pas tres securisant le soir, et le soir, de toute facon, je tombe d'epuisement.
Aujourd'hui je suis a la pointe sud de Manhattan et je suis tombee par hasard sur un cybercafe a cote des restrooms du centre commercial kitsch du vieux port. Alors j'en profite.
New York = crazy speedy noisy dirty city
Mais aussi des musees fantastiques
Je me deplace comme une pro dans le metro, les bus et les ferries, et je vous assure, j'aurai bientot tout vu, mais je ne perds pas une minute ! Sauf aujourd'hui, que je vous ecris ce petit mot, et puis je file a Chinatown.
Agnes, je n'ai ni ton culot ni ton charme pour aborder les innombrables possesseurs d'un PC portable... je dois etre timide, au fond.
A bientot, nouvelles detaillees; je serai a Philadelphie dimanche, avec, j'espere, Internet a l'hotel.

mardi 3 juin 2008

Silence radio

Maman-Virginie-Travelling lady m'a envoyé ce SMS aujourd'hui :

"Please ecris sur mon blog arret 1 semaine trop cher hotel en ville sors pas le soir, ny crazy city bisous leg ok"

Besoin d'une traduction ? Easy... Cool...
"S'il te plait écris sur mon blog que j'arrête de poster des messages pendant une semaine car la connexion internet à l'hôtel est trop chère. Mon hôtel est en ville, je vois l'Empire State building de ma chambre alors que je ne le trouvais pas dans la rue... Je ne sors pas le soir, New York est une ville de fous ! Beaucoup de bisous, ma jambe va mieux".

Et dire qu'il va falloir attendre une semaine pour savoir ce qu'elle mange, ce qu'elle voit, qui elle rencontre... Préparez-vous, c'est sûr, y'aura de quoi lire ! Osera-t-elle nous dire qu'elle chante en boucle dans sa tête Gainsbourg : "J'ai vu New York... Ooooh c'est haut..." ?

La suite, de sa plume, dans quelques jours... patience !

Jérôme

dimanche 1 juin 2008

The freedom trail

Une idee a l'americaine... une ligne rouge sur le trottoir qui indique l'itineraire, jalonne de petits musees, d'eglises, de maisons de heros, de monuments, le tout a la gloire de l'independance, obtenue en flanquant quelques raclees aux Anglais. 4 km tout de meme(X 2 pour le retour). Avec les arrets, ca m'a pris l'apres-midi. Y avait aussi un bateau a voiles a visiter, pas un sympa bateau ecole comme a Ostende, mais un mechant bateau de guerre, avec de vrais canons, rescape des assauts des pirates et des vilains anglais. Glory and victory. On l'appelait Ironside !
La promenade etait belle, et desormais l'histoire americaine, c'est comme la peinture, je commence a etre imbattable. La faculte de memoire des Americains est fascinante. Ils ont en leur force et leur succes une confiance inebranlable. Et le culte des heros.
Demain, je prends le train vers New York... Il est temps, car je deviens accro au clam chowder !

Promenade architecturale

Eh oui... Apres avoir mange leur pain noir, cad leur clam chowder, et accessoirement une dinde en novembre pour remercier Dieu de les avoir rendus riches ( Thanksgiving), les Bostoniens ont construit sur la colline qui dominait la ville, histoire de se distinguer du menu peuple.
Beacon Hill est toujours the place to live for the establishment.
Splendide ! Envie de photographier chaque maison, mais difficile de faire de belles photos a cause des voitures en stationnement (a l'epoque on n'avait pas prevu les garages...)
Style "federal" ou "greek revival", restaure et superbement entretenu; calme, secret, aristocratique sans ostentation. Mais les loyers doivent etre inabordables !
Soyons juste: c'est ici que se refugiaient les esclaves noirs en fuite; ils furent proteges par de nombreux hommes d'etat abolitionnistes et employes dans les grandes familles; un circuit permet de decouvrir les maisons "amies".
Il fait beau, c'est dimanche et on fait bronzette dans les parcs publics; mais ici comme ailleurs, les parcs sont la demeure des SDF - souvent noirs - et ils ne risquent pas de trouver un emploi a Beacon Hill, ni meme un abri, comme autrefois, car les parcs de la celebre colline sont fermes a cle ( cle que seuls les residents possedent).

Rencontres...

Pour repondre a Agnes, et prevenir les questions de Seva...
Non je ne fais pas beaucoup de rencontres, pour cela faudrait loger dans un hostel, comme Agnes ! Le jour, marches forcees dans les musees, et le soir cosy dans mon single. D'ailleurs je ne les cherche pas, je suis tres heureuse de flaner a mon rythme et de realiser ce vieux reve des musees americains.
Cela ne m'empeche pas de parler avec plein de gens - malgre mon anglais rudimentaire - mais c'est toujours sans suite; souvent dans les musees les femmes m'abordent pour admirer mon collier (celui qui vient de Jaipur) et c'est le point de depart d'une conversation souvent cocasse. Mais pas plus et ca me convient...

The clam chowder

Non ce n'est pas un clan ecossais ou un club de base ball mais le plat typique de ces contrees ou les emigres du Mayflower eurent a lutter contre les hivers rigoureux et les difficultes de la vie.
Imaginez une sauce blanche enrichie de creme, plutot liquide, dans laquelle baignent des clams (cuits, sans coquille), des patates, du lard, des oignons...en fait c'est une soupe ! Mais c'est bon, meme tres bon, j'en reprendrai aujourd'hui !
Toutes mes excuses de vous bassiner ainsi avec la bouffe, mais c'est la moitie de l'existence quand meme - et rien de tel pour connaitre un peuple, vous connaissez ma theorie.
Hier j'ai visite Trinity Church, une eglise classee 2 etoiles par le serieux guide bleu. Le porche imite St Trophime a Arles, et l'interieur le roman auvergnat... Sans rire ! Je me suis assise, tellement j'etais abasourdie par l'ensemble: le triomphe du kitsch integral. Rien de roman, sauf les formes; tout est en bois, alors faut beaucoup d'imagination pour evoquer les sublimes eglises romanes d'Auvergne. C'est tout l'Amerique.
Si on prend des libertes avec les styles, par contre, on ne rigole pas avec la religion; mais la aussi c'est perturbant; a l'entree de chaque eglise : no food or drink of any kind, au cas ou on viendrait faire ses devotions avec son take away du Mac Do ou son cafe du Starbuck; mais on circule en short et top a bretelles, ce qui etonnerait bien les touristes italiens...
Et la mode ? Eh bien le top, c'est le sweat a capuche style Eminem ou le grand ti-shirt AU-DESSUS de la veste (contestable). Mais dans les boutiques chic, c'est plutot sage.
Et pour en revenir au style roman, au musee Fogg de Harvard, on peut voir des chapiteaux romans - des vrais - en provenance de France et d'Espagne. De toute beaute. Je prefere les achats aux imitations...